Samedi 7 novembre 2009
Me voilà donc engagé dans une relation amoureuse. J'aime l'idée d'avoir un petit ami. C'est tellement pas courant pour moi. Limite exotique... "François, mon petit ami"... Ca sonne bien à mes oreilles. "Quoi de neuf ? J'ai un petit ami".

Compte tenu de la distance qui nous sépare, de nos emplois du temps respectifs, de nos capacités financière, une telle relation nécessite un petit peu d'organisation. Je dirais même, de planification. J'y vais en avion, et les billets sont bien moins chers si achetés à l'avance. Je prolonge mon week end en prenant vendredi et lundi en congé, à poser un peu à l'avance tout de même. Profiter au maximum des ponts éventuels, des évènements locaux intéressants, etc...

Tout cela me rend l'attente très supportable. L'idée de la relation longue distance, alors que je m'étais bien jurée de ne jamais retomber dedans, me séduit au final. Pas de quotidien ennuyeux, réelle joie de se voir, effet de manque qui augmente l'excitation, dépaysement à chaque voyage, impression d'avoir une vie un peu originale.

Je ne suis pas gêné par l'espacement des rapports sexuels. Je suis capable d'abstinence sans aucun problème, sachant que de toute façon, dans quelques jours, semaines, je le retrouverai et j'en aurai ma dose, de calins, galipettes, pénétrations, baisers, orgasme, plaisir quoi. Et puis nous nous parlons presque tous les jours, ça maintient un lien que je sens devenir fort. Enfin non nous ne nous parlons pas, mais nous écrivons.

J'ai toujours été meilleur à l'écrit qu'à l'oral, dans mes études comme dans la vie. Ecrire ne m'est pas difficile, les mots viennent et passent sans trop de peine de mon cerveau à mes doigts, de mes doigts au clavier ou au stylo, alors qu'ils restent bien souvent coincés dans un recoin de mon larynx quand il s'agit de les prononcer. Je dois avoir à force comme un kyste, une poche, un polype, un truc bizarre au larynx tout plein de mots jamais prononcés. Si un jour j'ai un cancer du larynx, cela viendra forcément de là, de tous ces mots qui en auront eu marre de ne pas sortir et se seront mis à fermenter, à pourrir, à gangrenner ce qu'il y a autour... et nullement, bien entendu, à cause des deux paquets de clopes consommés quotidiennement depuis ma rupture.

Faire des plans, moi ça me plait. Ca fait monter en moi l'excitation, je décompte les jours, je fais ma valise, je réserve les vêtements que je porterai quand je serai chez lui ou qu'il viendra chez moi, je suis impatient, mais pas frustré. Non, pas de frustration dans l'attente, puisque je sais qu'elle sera satisfaite bientôt.

François, lui, me dit qu'il n'aime pas planifier. Je tique. Je lui explique ma façon de voir les choses... il esquive, mais accepte tout de même que j'organise un peu les choses. Mais répète qu'il n'aime pas planifier à l'avance. Je le note.

Je le note oui, car ça démontre pour moi un léger manque d'implication dans la relation. Mince, voilà que ça me turlupine, y avait longtemps... un séjour chez lui, tout se passe bien, je me sens bien, il me parle même un peu de lui, de son histoire, de son passé, de ce qui l'a construit.

François semble avoir rencontré un jour l'homme de sa vie. Il y a longtemps. Il avait le même prénom que moi, tiens. Il l'a toujours d'ailleurs, leur histoire ne s'est pas terminé dans un drame sanglant, un accident d'hélicoptère, une longue maladie mortelle... Non, François s'est juste fait larguer. Le mot "juste" n'est pas ici prononcé pour minimiser les effets d'une rupture unilatérale. Mais bon, voilà, il a aimé, a été aimé, puis plus aimé, rejeté, quoi de plus banal en somme ?

Là encore, banal ne signifie pas pour moi insignifiant. Banal veut juste dire que nous sommes tous ou presque passés par là, et qu'un rand nombre d'entre nous y a survécu.

Quand même, ça cabosse ce genre de chose. Je le comprends. Je comprends aussi qu'après cette rupture, François et son ex ont continué à se voir, je suppose même ont continué à coucher ensemble de temps en temps, quand l'ex n'avait pas de mec, périodes pendant lesquelles un ex peut être bien pratique. Il lui aura fallu près de trois ans de cette relation bancale, unilatérale, pour comprendre combien elle est destructrice. Trois ans pour qu'il décide de couper tout contact avec cet ex qui lui fait bien plus de mal que de bien. Je ne juge pas, chacun son rythme, chaucun son histoire. Même s'il raconte ça de manière assez désinvolte, je comprends la douleur qu'il peut avoir ressenti. Je comprends aussi une chose, c'est que ciq ans après, il n'a pas encore digéré tout cela. J'y reviendrai.

J'imagine très bien comment François a pu vivre cette période, même si je n'en ai pas connu de semblable, personnellement. Je ne déteste rien moins que les gens qui vous disent "tu ne peux pas comprendre, tu n'es jamais passé par là". Ben si je peux, je peux au moins essayer, et je suis doué d'une intelligence et d'une capacité de compassion qui effectivement, me permet de comprendre ce que mes contemporains peuvent ressentir, douleur ou joie, peine ou bonheur. Si si j'vous jure, j'y arrive ! Et le pire c'est que j'aime essayer de comprendre ce que mes amis ressentent. Joëlle Mazard est en moi, je ne le répèterai jamais assez !

François loue une parcelle dans un jardin collectif. Ca me plait ce concept, tout le monde n'ayant pas la chance d'avoir son propre jardin comme moi. Il m'y amène, c'est assez loin de chez lui, trente minutes de marche vu qu'il n'a pas de voiture. J'aime l'endroit. Je suis un peu surpris tout de même... je m'attendais, de la part d'un paysagiste, à quelque chose de mieux. Je ne sais pas... plus structuré, mieux entretenu. J'aime tout de même cet endroit qui est finalement assez représentatif de l'idée que je me fais de lui. Et puis c'est son jardin quoi...

Ce que j'apprends par contre, me laisse assez circonspect. Le jardin dans sa globalité, toute la parcelle quoi, appartient à une personne. Cette personne n'est autre que le fameux ex. En résumé, François ne veut plus avoir aucun contact avec son ex, mais continue de lui louer une parcelle de jardin (à titre gracieux en fait, si je me souviens bien). Mieux, en faisant le tour du jardin, il me montre les autres parcelles, très différentes, et nous arrivons devant celle de son ex et de son nouveau copain. Non sans avoir bien évidemment vérifié que ni l'un ni l'autre n'était là... Une phrase me glace alors le sang : "Je vais pisser sur ses tomates pour les faire crever, à ce connard". Cinq ans... cinq ans qu'il ne lui parle plus... cinq quand que cette histoire est censée être finie et bien finie... et arriver à penser ça, à en parler avec un tel manque de déférence... oui, ça me glace le sang... je ne dis rien, mais encore une fois je le note. Je commence un peu à avoir peur aussi...

Le même week end, nous allons boire l'apéritif chez ses voisins. L'ambiance entre voisins semble excellente dans cet ancine couvent desservi par des coursives. Une bande de copains habitent au même endroit, j'aime le concept. Nous voilà donc chez Laurent, rez-de-chaussé vue sur jardin, avec Eve, la voisine du dessus. Je trouve ça chouette qu'il me présente ses amis... je trouve ça signifiant. Bon je sais, je trouve tout signifiant. Mais tout de même... on ne présente pas n'importe qui à ses amis il me semble...
Eve demande comment nous nous sommes rencontrés. Et là j'apprends que très vite, lorsqu'il a lu mon blog, bien avant que moi je n'envisage même de savoir qui est ce commentateur rigolo, il a enquêté, il a checher sur le net à savoir qui j'étais, et qu'il était attiré par ce barbu qu'il trouvait charmant. jamais il ne m'avait dit ça... mon petit coeur fait boum dans ma poitrine.

Ces voisins sont vraiment sympathiques, je me sens bien. Et puis soudain la conversation arrive sur le couple. Je ne sais plus comment ni pourquoi, mais j'entends très distinctement François dire "le couple moi, j'ai donné, et je passe mon tour, plus jamais de couple, non merci". Gloups ! Mon petit coeur refait boum, mais pas tout à fait dans le même sens... je saute juste eux ou trois battements je crois bien... mais ne dis rien.

Encore une fois je note... encore une fois la peur revient...

Ce ne sera pas la dernière fois, la suite demain.
Par L'oeuf
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Vendredi 6 novembre 2009
Et voilà, l'envie d'aller consulter un psy me reprend, alors je reviens par ici. Bonjour ma petite béquille deux point zéro !

Ca va moyennement faut dire... oh mais comment c'est trop original ! Et ouais, je vais recommencer à geindre un peu...

Bref résumé des épisodes précédents, soit un an et demi de silence, ici du moins.

François lit mon blog (pas celui-là, un autre bien plus drôle). François commente mon blog. François commente les blogs de mes amis. Oh mais François est drôle on dirait. Prise de contact avec François. François est pédé, bien sur. Franois et moi avons plein de points communs. François et moi commençons à tchater. François et moi commençons à tchater de manière très très assidue. François et moi parlons tous les jours ensemble. François est avec un garçon mais ne l'aime pas, François sent qu'il ne va pas tarder à se faire larguer, François laisse faire, François a des avantures, François aime les poissons, François aime le jardin, François a des douleurs profondes, François est très mignon, François est loin, j'aime bien François, François et moi parlons de beaucoup de choses, François et moi devenons vraiment amis.

Je rencontre François à Paris, un week end, et vraiment, je le trouve super. Original, doux, gentil, drôle, timide, pas tant que ça. VOilà que tout le monde adopte François. Tout le monde ce sont mes amis de Paris.

Mais François est loin, François est en pleine rupture, François est un poil compliqué, François pourrait être pour moi mais restera mon amis. Enfin quand même François parle vachement à mon côté Joëlle Mazard, ce putain de côté Joëlle Mazard... Je l'aime bien, je ne veux pas l'aimer car je sais que j'en soufrirai.

Bonne décision. Comment je gère trop bien !!!

Et puis Natt fête son anniversaire, banlieue parisienne, qui dort sur place ? François dormira sur place, mais moi je suis venu avec des copines qui ont une voiture, je rentrerai avec elles, c'est plus simple.

Et puis François attaque. Et moije ne vois rien, je rigole, je picole, je danse. François attaque vraiment, et on me le fait remarquer. J'ai un peu picolé, mais quand même je commence à voir que... Alcool, raison, plaisir, raison, famine, raison... devinez qui l'emporte ?

Nuit étrange, à faire l'amour le plus discrètement possible, car nous dormons à quatre dan sla même pièce. Raison est partie se coucher, excitation l'emporte... même pas honte, ou juste un peu, le lendemain matin.

Je suis bien content, lui aussi on dirait, et tout le monde autour aussi ma foi.

Et puis raison se réveille. OK on s'amuse bien, OK c'est fun et agréable, mais moi je cherche un peu l'amour quand même... Bon, laissons faire les choses, il sera bien temps d'aviser plus tard.

Démarrage donc sur les chapeaux de roues. Je rentre chez moi après ce week end, totalement crevé, mais un peu sur un petit nuage.

Avec moi le nuage est toutefois toujours un peu gris, la confiance en soi étant proche du niveau zéro à mon égomètre. Que veut-il ? Que me veut-il ? A t-il bien compris ce que moi je voulais ? Est ce trop beau pour être vrai ?

Ne pas s'emballer, ne pas s'emballer, ne pas s'emballer, ne pas s'emballer, ad lib...

Quand même, on doit se revoir bientôt. Il vient me voir, profitant d'un déplacement professionnel dans la région (il habite loin, je l'ai déjà dit non ?).

Il est chez moi. Je me sens bien. Pas de gêne, les choses semblent simples, faciles, presque évidentes ?
C'est donc ça, le truc dont tout le monde parle : une relation amoureuse ?
Ah ouais, ben c'est pas mal dîtes donc.

Quand même, le petit nuage gris revient dans un coin de mon ciel crânien... il faut que j'en ai le coeur net. Je dois demander. Putain c'est pas facile. En plus lui c'est le roi de l'esquive, le prince de l'évitement, l'empereur de la pirouette pour pas répondre à une question gênante.

Je me lance quand même : "On s'amuse là, ou je peux considérer que j'ai officiellement un petit ami ?"

Je suis assez content de ma formule... c'est pas si souvent qu eje suis content de moi alors bon, je tenais à le préciser.

Il réfléchit, il sait bien ce que j'ai envie d'entendre, même si retrospectivement, moi je n'attends que la vérité, et que l'une ou l'autre des réponses m'aurait satisfait.

Il répond en m'embrassant que oui, je peux considérer que j'ai un petit ami.

Bien. Je le note. J'y crois pas encore tout à fait mais je le note. La prochaine fois c'est moi qui vais à Lyon. J'y suis jamais allé, y a un vol low coast pas trop loin, pensez-bien que j'avais déjà fais mes petites recherches...

Il semblerait donc bien qu'il en ait envie, d'une relation amoureuse "sérieuse"... légère, mais sérieuse, pour moi ce ne sont pas des notions indissociables. Chuis trop coooooooooonne des fois !

La suite demain... vous vous doutez bien que ça ne sera pas si simple.
Par L'oeuf
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Samedi 2 août 2008
Bon ben finalement, ce journal censé être là pour vider mes angoisses existentielles ne remplit pas vraiment son oeuvre. Faut croire que je ne suis pas si angoisé que je ne le croyais.

Peut-être pas.

Peut-être que je suis juste un grso flemmard. Hypothèse plus probable.

Quand même aujour'hui, enfin hier soir, je suis retombé dans un travers que je pensais avoir définitivement rayé de la liste de mes comportements défectueux. J'ai couché avec un mec qui ne me plaisiat absolument pas.

Mais alors vraiment pas, je l'avais senti dès le départ en plus. Il a insisité, j'avais envie de baiser, j'ai cédé.

Bien entendu c'était nul. Le mec est moche, mais vraiment moche, petit, gros, un sourire ignoble (il m'a fait pensé à une sorcière), des gros yeux globuleux derrières des lunettes du siècle dernier, non, de celui d'avant encore.

Je lui offre un coca, il attaque sur le boulot. Sur le sien surtout, j'ai droit au parcours professionnel complet... j'ai envie de crier "mais je m'en branle !!!!!" mais non, bien entendu, je l'écoute et je fais semblant de m'intéresser. C'est tout moi ça, faire semblant pour pas vexer.

Ben pareil quand il m'embrasse, j'ai un peu la gerbe face à l'odeur de persillade, mais je dis rien. C'est rare que des mains sur moi ne me fasse pas d'effet, mais c'est arrivé. Bon direct on file dans la chambre qu'on en finisse. Bingo et re bingo, il a une petite bite. Au moins on se démonte pas la machoire en suçant, soyons positif.

Comme j'arrive vraiment pas à le regarder en face, je décide ce soir d'être une grosse passive. Visiblement ça lui plait beaucoup, j'ai bien cru qu'il allait me prendre d'entrée de jeu. Oh là qui va là mon ami !!! D'abord on lèche un peu... bon ça c'est pas mal, je lui concède... la grosse passive ferme les yeux et rêve à quelqu'un d'autre.

Et c'est parti pour la chevauchée pas fantastique. Vraiment petite cette bite... vraiment fine... l'objectif est d ele faire jouir très vite, qu'on en finisse... mais il est long le bougre, et moi lassé, donc je feins une douleur ("oh tu sais, je ne suis pas très endurant, faut qu'on arrête") pour une finition manuelle, par lui hein, je vais pas tout faire non plus.

Bizarrement j'arrive à jouir moi aussi. C'est marrant, mais de plus en plus, quand je baise avec des mecs qui me plaisent vraiment, avec qui ça se passe très bien, je n'arrive pas à terminer. Alors qu'avec les nuls, ça marche à tous les coups.

Je fais super bien semblant quand même. Des fois je me fais peur, en me voyant dans le miroir de mon armoire, en train de penser à ma liste de courses et de donner l'image du mec qui s'éclate comme jamais. Je me vante d'être un mec naturel, mais en fait c'est dans la comédie, le faire semblant, que je suis meilleur. Je me fais peur. Vraiment.

L'affaire finie, douche et rhabillage... et le voilà sur le canapé à vouloir parler. Et à me carresser le bras en me disant que je suis un beau mâle viril comme il les aime, un mec joueur comme il les aime, qu'il a pris un super pied... et moi je réponds rien, je vais pas lui dire qu'il est juste un boulet comme je les aime pas. Je sais pas dire ce genre de choses.

Il part enfin... j'ai envie de rire. Rire de ma connerie, d'avoir accepté ce machin que je savais nul à l'avance. Cette théorie de "laissons lui sa chance, on sait jamais" est vraiment pourrie. Quand on le sent pas, on le fait pas. Je m'étais juré, je me jure encore, sans doute que je me parjurerai à nouveau, malheureusement...
Par L'oeuf
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Mercredi 9 juillet 2008
J'ai vraiment du mal à comprendre les mecs. Pourtant souvent je crois, j'y crois peut être, et à chaque comportement étrange, je m'étonnes, je me pose des questions.

S. est venu me voir jeudi dernier. Une petite étape sur la route de ses vacances, en fait un long week end à une heure de chez moi. Nous nous sommes bien entendus. Bon contact, bon feeling comme il est de coutune de dire. Repas agréable, il avait même amené à manger. Pour une première rencontre à connotation carrément sexuelle, j'ai trouvé ça très original. Un mec simple, une rencontre simple, un plan simple.

Pas totalement simple, car on discute un peu, beaucoup même, de nous, de tous. Pas de blancs dans la conversation, enfin pas de blanc synonime de malaise au moins. Des blancs simples. Ce garçon est très intelligent.

Il a une formation de psy, et je me rends compte au bout d'un long moment qu'il arrive à me faire parler de choses très intimes. Peut être un peu trop intimes pour une première rencontre. Enfin j'aime parler, et j'ai souvent constaté qu'il est plus facile de se livrer à un inconnu qu'à un ami.

C'est tout naturellement que nous passons au lit. La question est posée franchement, la réponse l'est tout autant. Nous en avons envie tous les deux.

Et ça se passe plutôt bien. Même s'il est très passif (il me prévient) et que je ne jouis pas. Après tout je suis à un stade de ma sexualité ou la jouissance n'est pas obligatoire. C'est assez récent en fait.

Ce garçon embrasse extrêmement bien, c'est très important pour moi. Certaines bouches sont compatibles, on le sent au premier contact.

Il dort la tête sur ma poitrine, je dors peu, mais bien. Tout est simple avec lui, il me semble. Ca se passe bien, naturellement. Il me dit qu'il me trouve beau. C'est con mais ça fait plaisir de l'entendre, les yeux dans les yeux.

Il dit qu'il veut vraiment me revoir, sans que je ne demande rien. Il repart de chez ses amis en début de semaine, je suis toujours sur le trajet, il passe me voir sans faute, lundi ou mardi.

Nous sommes mercredi, il n'a répondu à aucun de mes trois sms, lui demandant juste si son périple estival allait le mener vers chez moi ou si ses plans avaient changé.

Pas de réponse. Pourquoi ? Changement d'idée ? Changement d'avis sur moi ? Rencontre plus intéressante sur son lieu de vacances ? Je ne le saurais probabalement jamais...

Je ne comprends pas pourquoi il n'a simplement pas répondu. Un simple sms m'avertissant que non, il ne viendrait pas. Je m'en serais contenté. On ne s'était rien promis, surtout pas moi.

Je trouve ça irrespectueux. Juste irrespectueux. Je ne comprends pas en fait. Je dois avoir des principes d'un autre âge. En fait je suis déçu, une fois de plus, par un mec. Pas par le fait qu'il ne soit pas venu, mais par le fait qu'il n'ait même pas jugé utile de me répondre.

Peut être n'ai-je été qu'une chambre d'hôtel. Une chambre garnie, tant qu'à faire.

Il a peut être une bonne excuse. Je me console en me disant qu'il est peut être mort.


Par L'oeuf
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Mercredi 2 juillet 2008
Qui est-il ce garçon qui me fait craquer ?

Qui est-il, celui qui le sait, au moins un peu, que j'en ince pour lui ? Pourquoi joue t'il avec moi comme cela ? Pourquoi me raconte-t-il ses coups de coeur à lui ? Pourquoi me raconte-t-il ses aventures aussi ?

Pourquoi joue-t-il avec cet ami commun, qui lui aussi a succombé ? Coucher avec ses amis est pour lui quelque chose d'anodin, un peu comme jouer aux cartes dit-il. Est-il sérieux ?

Se rend-il compte de l'effet qu'il fait ? Est-il un manipulateur sans scrupule ou juste un garçon paumé en mal de tendresse, d'affection ?

Et moi, pourquoi suis-je si troublé par lui ? Pourquoi le laisser faire, et en redemander ? Pourquoi avoir accepté de le recevoir pour quelques jours de vacances, chez moi ? Se refusera-t-il à moi ? Ou au contraire se donnera t-il à moi ? Dans les deux cas, je vais avoir mal. Peut-être suis je totalement masochiste d'accepter. Peut-être suis-je aussi perdu que lui. Je ne sais pas ce qui serait le meilleur pour moi.

Jouer son jeu, faire l'amour, plutôt baiser, détaché, en ami, pour le plaisir uniquement. En suis-je capable. Avec des inconnus sans aucun problème, mais lui n'est pas un inconnu. Il est mon ami, et il me plait. Et il le sait.

Je n'arrive pas à le cerner, je n'arrive pas à comprendre ce qui le pousse à faire cela. Je n'arrive pas à ne pas lui en vouloir de me raconter tout ce qu'il me raconte, de me lancer des perches pour soudain les retirer. Je n'arrive pas non plus à lui en vouloir.

Il joue sans doute de ma sensiblerie, de ma gentillesse à son égard. En est-il conscient ? Est-il un joueur qui s'ignore ?

Il se dit détaché, mais je ne le crois pas. Il est prix au piège de son jeu de séduction. Peut être pas, peut être est-il seulement beaucoup plus basique que je ne veux me l'imaginer.

Cette hisoire finira mal, sans doute, pour moi. Pour lui, je ne sais pas.

Je ne sais pas qui il est vraiment.

Ce que je sais c'est qu'il me plait comme peu m'ont jamais plu. Et que je suis dans la merde.

Je suis dans la merde.
Par L'oeuf
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Dimanche 29 juin 2008
J'inspire les confidences. Je crois que je sais écouter, et surtout je n'hésite pas à poser des questions. Je m'intéresse à la vie de mes amis, non pas par esprit de comérage, mais juste parce que leur vie m'intéresse, leur bonheur aussi. Du coup je leur donne des conseils, plus ou moins avisés, mais je ne suis pas du genre à les zapper le jour où ils ne vont pas bien. J'ai pour habitude de commencer un dialogue en leur demandant ce qu'ils ont fait récemment, si le rencars dont je suis au courant s'est bien passé, si la relation qui débute et dont je connais tous les détails se passe bien, si le papa qui a un cancer ne perd pas trop le moral, si les enfants vont bien, et tant d'autres choses que je sais et retiens à partir des dialogues précédents. Je suis sociable quoi. Je suis bien urbain.

Mes amis le savent et n'hésite pas à me contacter ou à m'appeler pour chouiner. Loin de systématiquement les plaindre, je les remue souvent. Mais malgré tout je ne les juge pas, et ils apprécient. Enfin je crois, parce que sinon ils sont carrément masochistes.

Souvent je m'oublie un peu dans ces confidences, dans cette assistance psychologique ou matrimoniale. Quand un ami ne va pas bien et qu'il a envie de m'en parler, je mets de côté mes propres problèmes, j'écoute, je compatis, je secoue un peu les prunes s'il le faut, j'essaie de proposer des solutions aux problèmes. Une vraie Joëlle Mazart.

J'attends en retour que de même, ils suivent un petit peu le déroulé de ma vie, de mes aventures, de mes tracas ou coups de coeur. Ce n'est pas que je l'attende, je ne le fais pas pour obtenir leur reconnaissance éternelle ou quoi que ce soit de cet ordre. Non, ce sont mes amis, je m'intéresse à leur vie, donc forcément ils s'intéressent à la mienne, ça me parait tellement évident.

Force m'est de reconnaître que souvent je me trompe. Aujourd'hui par exemple, j'en ai eu la preuve par deux reprises. Deux déceptions, encore. Deux amis, proches, qui n'ont pas le réflexe de juste me demander comment s'est passée ma soirée. Ca aurait pu me passer bien au dessus du chapeau, et souvent même j'anticipe leur demande et je raconte. Mais là j'ai attendu, j'ai demandé comment s'était passé le repas entre amis dan sle nouvel appartement parisien de l'un, à un autre qui appréhendait un peu de se rendre là-bas. J'ai écouté, je me suis intéressé, et j'ai attendu. Quand le dialogue (sur gmail) en est arrivé aux banalités les plus banales et où j'ai lu "bon ben on dirait que j'ai rien à dire aujourd'hui", là je me suis énervé tout seul. Pas une seconde il n'est venu à l'idée de N qu'une fois son histoire racontée, il pourrait me demander comment mon plan de la veille s'était passé. Déception 1, mais lui je lui ai tout sorti donc je crois qu'il a compris.

Je vois ensuite L, ma melleure amie, que j'ai laissé hier soir pour aller à ce fameux plan. Pareil, elle ne me demande pas, ça ne lui vient même pas à l'idée. Certes nous n'étions pas seus, mais les occasions n'ont pas manqué. Le pire c'est que je la connais, demain ou après-demain elle me fera une mini crise en me demandant ce qu'elle a fait, ce qui cloche, pourquoi je suis froid avec elle. Ce n'est pas la première fois, à chaque fois je crois qu'elle a compris, maisla remise en question ne fait pas partie de ses principales qualités. Elle va me dire que j'aurais du le lui dire.

Mais pourquoi devrais-je quémander en permanence un peu d'attention, un peu d'intérêt pour ma personne ? Pourquoi mes amis n'ont pas conscience que parfois, oui, j'ai envie que l'on me montre un peu d'intérêt, qu'une simple petite question suffit à me faire me sentir que je suis un minimum intéressant, que je ne suis pas seulement le bon coapin qui écoute, mais que parfois je suis aussi le bon copain qui a besoin qu'on le fasse parler.

C'est anodin, c'est un détail, mais je suis très observateur, et les détails ont pour moi beaucoup d'importance. Peut-être que j'attends trop de l'autre, des autres. Peut être que je suis trop exigeant. J'ai une très haute idée de l'amitié. Je suis nul en relation amoureuse, mais je suis putain de bon en relation amicale.

Je fais des compromis, ces deux là seront bien vite pardonnés, cette anecdote oubliée. Pas totalement oubliée. Je ne supporte rien moins que d'être déçu par un ami. Encore un pas en arrière pour mon idéalisme, et un pas en avant pour mon cynisme.
Par L'oeuf
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Dimanche 29 juin 2008
Je rentre à l'instant de chez Liam. Ce n'est évidemment pas son vrai prénom. Il n'est même pas anglais, c'est un vrai gars du terroir local.

Liam donc, 41 ans, grand, très mince, un peu marqué mais du charme. Contacté sur le net, pas facile à rencontrer le Liam, enfin méfiant un petit peu, compliqué un petit peu aussi (euphémisme).
Il m'avertit qu'on est pas là pour se sauter dessus hein, d'abord on discute. Moi ça me va, c'est tellement mieux de connaître un peu les gens avant de baiser. Oui bon enfin ça dépend, parfois on a qu'une envie c'est que le mec se taise et se contente d'être beau. Je dis ça comme si je me tapais souvent des beaux mecs, alors qu'objectivment, je collectionne les tâchons, et parfois je tombe sur des mecs au mieux charmants.

Liam a envie de parler, et bien parlons. Il me propose un whisky, mauvaise pioche, j'aime pas ça. Un coca suffira. Lui se ressert un whisky... oui se ressert, il n'en est visiblement pas au premier.

Il m'annonce qu'il est timide. Encore un timide qui se cache derrière un débit verbal quasiment ininterrompu. Agréable surprise tout de même, ce qu'il raconte est relativement interressant, construit, et il me pose des questions. Il marque un point. Rien de pire que le mec qui ne pose pas de questions sur l'autre, genre réponse fermée comme dirait ma connasse de chef, adepte des entretiens semi-ouverts.

Je suis sur le grand canapé, Liam s'installe sur un fauteuil, de l'autre côté de la table basse. La télé est allumée sans le son, sur Arte, la musique est d'ambiance, une compil maison. Agréable. Pas mal de livres dans la bibliothèque, quelques dévédés, des vinyls, une capote cadeau-promo trône bien en vue près de la télé.

Ce mec n'est vraiment pas sur de lui. On discute,on sourit, on compare rapidement nos expériences du net, nos histoires personnelles, nos boulots, on fait la conversation quoi. Je le regarde dans les yeux, il me dit que je l'impressione beaucoup. Il parait que je fais parfois cette impression. Moi, qui me considère d'une insignifiance proche de la transparence, je serais donc impressionant en fait. Ca me fait rire qu'il me sorte ça... c'est souvent en riant que je réagit quand justement, je ne sais pas comment réagir.

Bon quand même, je vois que je lui plais. Enfin je crois. Il me parle de choses très intimes, de sa malformation de la cage thoracique qui le complexe beaucoup, de son père, de ses crises d'agoraphobie, de sa thérapie, et il me demande au détours d'une conversation de lui faire un striptease... mais non il plaisante... quoique... de toute façon, je ne me sens pas l'âme d'un stripteaser alors je garde mon polo hachetmerde déjà informe après un seul lavage. Je suis en jean, avec des tongs. C'est moche, j'aime pas les jeans avec des tongs. J'enlève les tongs et je joue des orteils sur les pieds de la table basse. J'aime pas les pieds, mais là, je trouve ça sensuel, mais je sais que c'est juste ridicule. Ca lui inspire une anecdote, celle de son ex qui n'avait de relations sexuelles qu'avec les pieds. Je me demande et lui demande comment on peut rester avec un mec qui jouis en dix minutes en vous carressant les pieds. Il me dit que c'est frustrant... tu m'étonnes !

Par quatre fois, il ne refusera de venir me rejoindre sur le canapé. C'est trop tôt pour lui. Ce n'est décidemment pas un plan cul comme les autres celui-là. Je me surprends à me dire que ce mec, torturé, mal dans sa peau, me plait bien. Mais je me demande tout de même si on va finir par baiser ou pas.

Deux heures qu'on parle. Il finit par me rejoindre et soulever mon polo pour carresser mon ventre. J'adore. C'est mon côté chien, ou chienne, j'adore qu'on me caresse le ventre. Rapidemment il m'ouvre la braguette. Je lui chope la bouche, parce que j'aime embrasser. Pas mal... il se débrouille bien avec sa langue. Il se jette sur ma bite, m'enlève pantalon et slip, je bande dur, il ne m'en faut en général pas beaucoup. Je n'ai pas le droit de le toucher, je dois le laisser s'occuper de moi. Soit ! Je suis un amant adaptable alors je le laisse faire, même si baiser est bien un des seuls domaine où je ne sois pas feignasse. L'adaptabilité, c'est pour moi une qualité essentielle. Rien de plus frustrant que les mecs qui ne prennent leur pied que dans une seule position, avec un seul trip, toujours le même. Quand faire l'amour deux fois de suite relève du copié-collé, ça devient vite très chiant.

Bon la pipe, c'est pas trop mon truc en fait. C'est pas désagréable, mais ça ne me fait pas beaucoup d'effet. je le laisse faire, et répond même par l'affirmative quand il me demande s'il me suce bien. Il descend (en fait c'est moi qui me cambre un max pour présenter une autre partie de moi en face de sa bouche), là je préfère, et de loin.  Il m'est toujours interdit de toucher sa bite. Mais je remarque qu'il bande mou. Ce genre de détail me fait toujours douter sur mon pouvoir d'exciter un mec.
Je remarque qu'il porte un slip sous son boxer. Il me dit qu'il fait toujours ça.

Changement de position.  Lui allongé sur le canapé, moi à cheval sur son torse pour poursuivre la fellation. Il me râpe la bite avec ses dents, grrrrrrr. Je m'avance, je crois qu'il a compris que je préfère qu'on me lèche la rondelle.
Et là d'un coup, au bout de quinze minutes, il me dit l'air paniqué : oh merde, je vais éjaculer. Ce qu'il fait...

Voilà, fin des hostilités. J'étais loin d'avoir fini moi, merde ! J'avais même juste commencé en fait. Mais visiblement c'est fini. Direction salle de bain.

J'ai de son sperme sur les cuisses, de sa salive plein le cul et la bite. J'essuie avec une serviette, beurk... mais la salle de bain ne me donne pas envie de prendre une douche.

On rediscute après avoir renfilé nos sous-vêtements. Il est embêté quand même que je n'ai pas jouis. Moi aussi, forcément, mais comme je suis gentil, je lui dis que ce n'est pas bien important. Il me dit qu'il a très envie de me faire rencontrer certains de ses amis avec qui je devrais m'entendre.

Le bilan de cette soirée : plan cul assez nul, mais rencontre intéressante. Ce garçon est cultivé, drôle, complexe. Ca me change vraiment des gars d'ici, en général si simples, voire carrément simples d'esprit. Vu le nombre que j'ai testé, je peux me permettre ce genre de jugement. Si si, je peux.

Ma statégie de me servir d'un pédé pour rencontrer d'autres pédés dans l'espoir d'enfin en dégoter un de valable, un petitamisable, élaborée depuis des années mais jamais mise en oeuvre, va peut être enfin pouvoir être mise en action.

Je ne me sens même pas machiavélique. Je suis juste guidé par l'instinct de survie.
Par L'oeuf
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Samedi 28 juin 2008
Bon ben c'est pas le tout d'ouvrir un blog, va falloir se mettre à le remplir maintenant.
Par quoi commencer ? Il y a tant de choses à dire, tant de choses qui ne vont pas chez moi, que je ne sais...

Je suis gros.

Pas obèse, mais en surpoids. J'aime manger, de préférence des choses qui ont du goût, de préférence un goût gras, salé ou sucré. Et j'ai un métabolisme paresseux. Donc je mange et je grossis. Donc je suis gros. Pas obèse, mais en surpoids.

Alors certe, je pourrais faire un régime. J'ai déjà essayé la morphothérapie, un truc de chronobiologie, et le pire c'est que ça marche. En quatre mois, j'avais perdu, il y a deux ans quatorze kilos. Je me sentais mieux. Et puis j'ai recommencé à manger un peu moins équilibré, un peu moins bien, et puis plus du tout bien, voire carrément n'importe comment par moment, et puis souvent. Et voilà, j'en ai repris onze, de kilos.

Je crois que je suis génétiquement programmé pour être gros. De naissance, j'ai un double menton. C'est un signe non ? C'est mon héritage maternel. J'aurais pu hériter de ma mère son nez fin, ses yeux bleus, ses belles mains, et de mon père ses cheveux drus et brunset sa peau mate et très peu ridée. Non. De mon père j'ai hérité mes petites oreilles asymétriques, des doigts boudinés, une pilosité peu abondante mais uniformément répartie sur à peu près tout le corps et un nez en patate. Et de ma mère j'ai hérité le caractère gentil mais trop effacé, trop gentil en fait, un front qui se dégarnit, la peau qui marque, les dents tordues et le double menton. Et la tendance au surpoids. C'est pas de bol quand même...
Bon j'ai de beaux yeux verts parait-il... sauf que j'ai des paupières de droopy, ça gache un peu à mon goût.

Je suis gros, et je ne m'aime pas beaucoup. Enfin ça dépend des fois, parce que dans le regard de l'autre, des fois, je sens que je ne suis pas si moche.

L'autre c'est un garçon, forcément. Parce que je suis pédé. Oui, je suis un gros pédé. Je dis pédé parce que homo ça fait politiquement cucul je trouve. Et puis ça me fait penser à cette terrible chanson d'Aznavour : "je suis zun hômô comme ils diiiisent". Je déteste son phrasé à Aznavour, sa manie d ene pas coller les mots au bon endroit sur la musique. Enfin je crois qu'il fait surtout ça maintenant qu'il est vieux. Gay, on peut dire gay, ça fait plus trendy. Bon enfin je suis homosexuel quoi. Tenons-en nous aux termes scientifiques.

Ah oui, je suis une feignasse aussi. Parce que forcément, si je me bougeais un peu, genre faire du sport quoi, je serai sans doute moins gros. En plus j'ai un gros squelette à la base, des muscles sous le gras, donc je pense que si je faisais un peu de sport je pourrais ressembler à un rugbyman, enrobé mais carré, comme aime mon pote F. Mais voilà, je suis une feignasse, j'aime pas le sport parce que j'aime pas transpirer, et que j'aime pas souffrir non plus. Il faut souffrir pour être belle ? Et ben alors je serai moche moi, tant pis. J'aime pas avoir mal, j'aime pas me forcer, c'est comme ça. Et j'aime manger, c'est bien ma veine.

Et en plus je fume. Comme un pompier ces derniers temps, je fume. Si jamais j'arrête, vous imaginez le massacre ? Sept kilos en plus en moyenne, d'après les statistiques. Ils sont cons ceux qui publient ces statistiques franchement. Si on veut inciter les gens à arrêter de fumer, pourquoi leur dire qu'ils vont prendre du poids, devenir de grosses baleines qui ne crachent plus leurs poumons le matin mais ne peuvent plus fermer leur pantalon par contre. Franchement, je ne comprends pas que l'on ne nous mente pas là dessus comme sur tant d'autres sujets. Je suis sur que les campagens d'arrêt du tabac fonctionneraient bien mieux si on nous mentait plus, surtout chez les femmes, surtout chez les pédés.

Alors je fume, je mange trop gras, je ne fais pas de sport... logiquement dans moins de dix ans je fait un infarctus et dans vingt ans je suis mort. J'ai bien fait d ene pas souscrire de plan épargne retraite tiens, c'est oujours ça de gagné. Encore que je ne bois pas beaucoup d'alcool. Moi je carbure au coca, coca light plutôt, vous comprenez, c'est mieux pour la ligne. Donc si c'est pas l'infarctus qui m'emporte, ce sera sans doute un cancer de l'oesophage. Pas cool le cancer de l'oesophage... enfin j'en sais trop rien mais ça me semble pas génial. En même temps, je ne connais pas de cancers géniaux. Je dis vraiment n'importe quoi. Et puisje vais pas faire comme mon père qui se découvre un cancer dix fois par an. Je crois que c'est le but de sa vie de choper un cancer. Ca lui donnerait enfin une raison valable de se faire plaindre. Mais rien à faire, même sa prostatite n'était qu'une infection vaincue par les antibios, même son infection pulmonaire n'était qu'une vilaine bactérie résistante mais finalement vaincue... pas le moindre petit cancer, ne serait-ce qu'un petit mélanome, rien de rien. Il vivra vieux ce vieux con, et il me fera chier encore longtemps. Je vous parle même pas de ma mère, qui elle n'est pas trop chiante mais devra le supporter.

Bon ben quand je relis, je me dis qu'il est chouette le tableau que je viens de dresser. J'imagine le lecteur lambda ayant réussi à lire plus que les trois premiers paragraphe, se disant "et merde, encore un blog de pédé geignard, pffff".
Ben oui, c'est un blog de pédé geignard, parce que j'ai jamais dit que j'étais original d'abord. De toute façon ce blog je le fais pour moi tout seul, parce que j'ai besoin de me vider la tête, à défaut de me vider autre chose, mais ça j'en reparlerai. J'ai un autre blog ouvert depuis longtemps dont le but est différent. Enfin il a pas vraiment de but cet autre blog, je l'ai ouvert pour faire comme les copains en fait. Il m'a amusé un temps, il le fait encore parfois, et puis souvent il me gonfle. Je connais pas mal de mes lecteurs, dont certains sont mes amis, et donc forcément je m'y censure maintenant.
Ici je dirai tout ce que je veux puisque personne ne saura jamais qui je suis.

Ici, je vais me vider de tout ce qui encombre mon putain de crâne de pédé geignard.
Par L'oeuf
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Jeudi 26 juin 2008
Ils sont gentils chez overblog, ils me souhaitent la bienvenue !
Ah mais vraiment, ça fait plaisir, si si... j'en suis à ce point de miséritude affective qu'un message automatique me fait plaisir.
Ca augure de la suite de mes écrits...
Je vous aurais prévenu.
Par L'oeuf
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  • : L'oeuf
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  • : 30/09/1974
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  • : Célibataire, pédé, perdu dans la campagne et geignard : tout un programme

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